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Hitoire renault espace

 
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Jegue
Invité

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MessagePosté le: Lun 31 Jan - 09:32 (2011) Répondre en citant

Le Renault Espace est un monospace commercialisé par Renault en juillet 1984.
Elle a été conçue avec Matra dont le patron Philippe Guédon souhaitait réaliser depuis 1978 une voiture modulaire pour transporter confortablement une famille et ses bagages. Le concept moderne du monospace est basé sur la Volkswagen Type 2 « minibus » et Variants (1950). La fabrication est confiée à l'usine Matra de Romorantin (versions I à III) : il est largement fait appel aux composites pour la carrosserie. Elle été vendue en un million d'exemplaires.
Sommaire [masquer]
Espace I
Renault Espace I

Constructeur
Renault
Années de production1984 - 1991
Production200 000 exemplaires
ClasseMonospace
Usines d’assemblage
Romorantin-Lanthenay
Moteur et transmission
Moteur(s)Essence
2,0 103 ch
2,0 120 ch

Diesel
2,1 dT 88 ch
TransmissionTraction
Poids et performances
Poids1 200 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosseries5 portes, 5 places
ChâssisRenault 18
Renault 25
Dimensions
Longueur4 250 mm
Largeur1 780 mm
Hauteur1 700 mm

Chronologie des modèles


Renault Espace II Renault Espace II

modifier 
L'ère PSA : 1979 - 1981
En 1979, Philippe Guédon PDG de Matra Automobiles, est soucieux de trouver des successeurs aux Bagheera et surtout à la Rancho sur les chaînes de montages. Une idée l’intéresse en particulier, transposer le concept du « van » américain au marché européen. En effet, à la suite d’un voyage aux États-Unis il a acquis la conviction que l’avenir de l’automobile passera par l’apparition de véhicules récréatifs familiaux et ludiques. Le succès de la Rancho le conforte dans son opinion. Matra passe peu à peu de son image de constructeur de véhicules sportifs à celle de constructeur de véhicules décalés.
Le dessin orange
Il laisse à Antoine Volanis (styliste de la future Murena et des Matra des années 1970) le soin de lui faire une proposition. En un week-end, il crée ce qui sera connu sous le nom de dessin orange. Les formes sont élégantes, dynamiques, personnelles ; loin de l’image utilitaire du van américain. C’est une automobile à trois portes avec une conduite avancée au-dessus des roues avant. On retrouve le toit rehaussé de la Rancho avec la galerie sur la partie basse.
Les prototypes Peugeot-Talbot : P16, P17, P18
En mars 1979, des plans définissent une conception plus traditionnelle. Le moteur transversal passe à l’avant et les rangées de sièges sont en position classique. La conduite avancée a été abandonnée pour des raisons de sécurité. La voiture fait 4 mètres de long. Le projet P16 est né.
En juin 1979, une maquette pleine est réalisée, suivie d’une maquette creuse avec un aménagement intérieur complet. On y reconnaît les feux avant de Peugeot 604. Entre les deux maquettes le dessin a évolué, le toit rehaussé est abandonné. La banquette arrière est issue de la Peugeot 604. Le volant provient de la Matra Murena. La carrosserie repose sur une base de Talbot Solara. Des esquisses montrent même des variations sur différents thèmes : Week-end, Grand-raid… La Grand-raid reprend pas mal de détails de la Rancho : protections, pneus tous chemins, galerie de toit renforcée…
Le projet P16 peut être présenté à l’état-major de PSA en novembre 1979. La réaction est positive malgré la surprise des dirigeants face à cette proposition originale. De nouvelles propositions sont demandées.
Matra fera évoluer le concept dans deux directions :
  • Le P17 : voiture beaucoup plus compacte que le P16. La longueur passe de 4,18 m à 3,84 m. L’empattement fait 2,52 m. Cette piste n’est pas retenue, le véhicule n'étant pas considéré comme assez habitable, c'est pratiquement la taille d'une Renault Modus de 2007.
  • Le P18 : il fait 4,18m de long sur un empattement de 2,60m. Sa ligne est déjà très élégante, assez sportive même. Elle est superbe avec ses jantes de Murena 2,2l. Le court porte-à-faux avant le fait paraître plus large que l'Espace. Fidèle à ses habitudes de proposer des intérieurs originaux, le P18 arbore une moquette qui remonte sur la planche de bord.

En octobre 1981 la carrosserie est définitive, des évolutions sont imaginées : fourgon, pick-up... en cas de manque de succès de la berline, sa conversion en utilitaire serait possible à défaut d'être souhaitable.


Quitte ou double
Philippe Guédon joue son va-tout pour sauver son entreprise.
Le projet devient P23 en octobre 1982, il évolue beaucoup, d’une part parce que Antoine Volanis a quitté Matra, et d’autre part, parce que la base que Matra utilise est celle de la Renault 18, une traction avant à moteur longitudinal (la Solara et la BX ont un moteur transversal). L’empattement est réduit à 2,55 m, le porte-à-faux avant est rallongé. Le P23 emprunte son train avant à la Fuego (proche de la R 18). Il est présenté au PDG, au directeur technique et au directeur du produit de la régie par Philippe Guédon en décembre 1982.
Bernard Hanon, PDG de Renault est séduit. Lui aussi connaît les États-Unis et l’engouement qu’y connaissent les vans aménagés. Il aurait même déclaré : « C’est la voiture à laquelle on aboutira naturellement lorsque l’on aura dépassé toutes les vanités automobiles.»
Une idée révolutionnaire
Les formes du P23 sont assouplies chez Renault et les prototypes d’avril 1983 arborent les formes quasi définitives. L’étude d’une version utilitaire donne l’idée de valoriser ce plancher plat en utilisant des sièges démontables. Auparavant toutes les autres études avaient une banquette classique. Ainsi apparaît la caractéristique la plus révolutionnaire de cette automobile.
La Matra P23 devient Renault Espace
La mise au point doit s’accélérer pour un lancement au printemps 1984. En juin 1983, Renault et Matra signent un accord de coopération prévoyant « l’étude et la fabrication par Matra, à partir d’organes mécaniques Renault, de véhicules commercialisés par le réseau européen de Renault ». En janvier 1984 les modèles de présérie sortent des chaînes Matra à Romorantin. Les modèles de série sont fabriqués à partir de mars 1984. La Matra P23 est codifiée chez Renault « J11 ».
Le Lancement de l’Espace


Espace I Phase I 1984-1988


La voiture est présentée à la presse en avril 1984 pour une commercialisation en juillet. Donc après les cousins Chrysler town & Country, Dodge caravan et Plymouth voyager commercialisés eux en 1983 et importés en Europe en 1988. La presse est enthousiaste. Imaginez à l’époque une voiture pouvant transporter jusqu'à 7 personnes à 180 km/h, dans un confort remarquable et dotée d’un Cx de 0,32. Sa modularité ingénieuse étonne, on peut retirer les 5 sièges arrières, ou n’en disposer que 3 et tourner les sièges avant pour créer un salon pour 4 personnes à l’arrêt. Elle mesure 18 cm de moins qu’un R18 mais est infiniment plus spacieuse. Elle possède même un côté sportif non avoué et peu compatible avec sa vocation familiale, capable d’accrocher un 200 compteur soit 185 km/h réels. La position de conduite haute donne une nouvelle sensation de sécurité.
Les passants qui la croisent dans la rue n’en reviennent pas de savoir qu’elle est française et leur surprise est encore plus grande quand ils apprennent qu’elle est vendue par Renault. Elle inaugure le nouveau slogan de Renault les voitures à vivre. Seulement neuf exemplaires seront vendus le premier mois de commercialisation, en juillet 1984. [1]
La gamme
Deux finitions avec le 1 995 cm³ 110 ch à carburateur. 2000 GTS et 2000 TSE. La 2000 TSE ajoute un spoiler avec anti-brouillards, des jantes en alliage léger 14 pouces (même modèle que Renault 25, mais R25 en 15 pouces), des rétroviseurs électriques, la condamnation par commande à distance, un drap (tissu sur GTS) et une moquette de plus belle qualité à la 2000 GTS. Les couleurs disponibles en 1984 : le granité du pavillon et du bas de caisse entre parenthèses.
Couleurs opaques :
  • Beige Atlas 163 (Brun)
  • Vert Yucca 967 (Gris)

Couleurs métallisées vernies :
  • Brun Cannelle 174 (Brun)
  • Rouge Cornaline 742 (Brun)
  • Bleu Islande 447 (Gris)
  • Gris Titane 647 (Gris)

Tissus intérieurs en fonction des couleurs extérieures :
  • si granité brun, intérieur beige : tissu (GTS) et drap (TSE)
  • si granité gris, intérieur gris : tissu (GTS) et drap (TSE)
Les appellations
  • J112 : modèles à moteur J6R, 2.0 carbu, finitions GTS, TSE, 2000-1
  • J115 : modèles à moteur J8S, 2.1 diesel, finitions Turbo-D, Turbo-DX, 2000-1
  • J117 : modèles à moteur J7T, 2.2 injection cat, finitions GTX, TXE, 2000-1
  • Le J116 avec moteur 2.0 injection non catalysé ne fera son apparition qu'avec le phase 2 en 1988.
Caractéristiques techniques
Motorisations :
MoteurEssence 2000Diesel 2100
TypeLongitudinalLongitudinal
Cylindres4 cylindres4 cylindres
Soupapes8 soupapes 2 par cylindre
8 soupapes 2 par cylindre
Culasse1 arbre à cames en tête1 arbre à cames en tête
Cylindrée1 995 cm³2 068 cm³
Alésage x course88 mm x 82 mm86 mm x 89 mm
Rapport volumétrique9.2 : 1
Puissance maxi79,5 kW (110 ch DIN) à 5 500 tr/min64 kW (88 ch DIN) à 4 200 tr/min
Couple maxi16,6 mkg à 3 000 tr/min18,5 mkg à 2 000 tr/min
CatalyseNon
Type de carburantRON 97Diesel
kilomètre départ arrêté33,11 s
Vitesse maxi179 km/h160 km/h
Consommation ville11,40 l/100 km
Consommation route8,12 l/100 km
Consommation autoroute9,68 l/100 km

Dimensions :
  • longueur : 4,25 m
  • largeur : 1,777 m
  • hauteur : 1,66 m
  • empattement : 2,58 m
  • poids : 1 195 kg

En comparaison, voici deux exemples de monospaces compacts : le Citroën C4 Picasso court mesure 4,47 m et le Citroën C4 Picasso long 4,59 m.
Suspensions :
  • train avant : de type Mac Pherson
  • train arrière : Essieu semi-rigide à effet de torsion en section à trèfle ouvert guidé par deux bras longitudinaux et une barre Panhard. Pas besoin de barre antiroulis grâce à l’effet de torsion. C'est une création Matra destinée à assurer la meilleure tenue de route possible aussi bien à vide qu'en charge.

Châssis :
  • Châssis cage en tôles d’acier embouties traité par galvanisation à chaud. Il se dépose 30 kg de zinc sur une couche de 65 microns. La rigidité est améliorée de 60% en torsion et 20% en flexion. Le châssis est comme recouvert d’une soudure continue inoxydable. L'amélioration de la rigidité permet d'utiliser des tôles encore plus fines que celles prévues à l'origine.

Carrosserie :
  • Monovolume en panneaux de polyester stratifié et fibres de verre, avec 4 portes et un hayon. Les versions 2000 TSE ont un spoiler aérodynamique sous le bouclier avant avec projecteurs additionnels, ainsi que des barres de toit. Les optiques avant et arrière proviennent de l’utilitaire Renault Trafic. Le profil des flancs est inspirée des R9 et R11. Les poignées de portes viennent aussi du duo 9/11.
Aménagement intérieur
La banquette arrière est remplacée par trois sièges indépendants dotés de ceintures de sécurité ventrales à enrouleurs. Deux positions sont possibles sur cette rangée. Dans le coffre il y a des emplacements pour deux sièges supplémentaires. Ces sièges sont basculants, pliants et amovibles. En finition TSE, les sièges avant peuvent tourner, ils sont d’origine Renault 11 (ou 9). La planche de bord est symétrique avec des éléments de la console centrale empruntée à la Renault 9. Tout comme les poignées de portes, manivelles commodos et poignées de maintien. La boite à gant est accessible par le dessus du tableau de bord.
Rivales de l’époque
L’origine utilitaires des rivales (fourgons à cabine avancée, moteur central avant, propulsion et essieu rigide) ne joue pas en leur faveur. Elles sont complètement dépassées en agrément et en performance par la création de Matra.
  • La Nissan Prairie a été lancée en 1982, sa silhouette de break rehaussé est originale tout comme ses portes coulissantes sans montant. Malheureusement en France, elle n’est vendue qu’en version 5 places. Au Japon elle existe avec une troisième banquette et une banquette avant remplaçant les deux sièges, soit 8 places.
  • Le Mitsubishi Chariot (Mitsubishi Space Wagon hors du Japon) présenté en 1983 n’est alors pas vendu en France.
  • Chrysler Voyager
Évolution de l’Espace Phase I Décembre 1984
Lancement des variantes turbo diesel. Turbo D et Turbo DX doté d’un 2068 cm³ de 88 ch. Ces versions ont une calandre proéminente et un pare-chocs avant rallongé.
Juin 1985
Apparition d’une version haut de gamme (E3) baptisée 2000-1 pour les modèles essence et diesel. Les passages de roues arrière sont surmontés d’accoudoirs dissimulant des rangements. La sellerie est en velours rayé (issue de la Renault Fuego Turbo). Cette appellation est un clin d'œil au film de Stanley Kubrick : 2001, l'Odyssée de l'espace.
D’autres améliorations seront apportées jusqu’à la refonte du P23 en 1988 (version Taxi G7, ambulances, véhicules de société…).
L’Espace se bonifie : Phase II


Espace I Phase II 1988-1991


Modifications esthétiques
En janvier 1988 est présentée l’Espace Phase 2. Les extrémités sont modifiées avec des optiques avant et arrière spécifiques plus arrondis (et d'avantage conforme au style Renault en vigueur). Le pare-choc avant intègre en série sur toute la gamme un spoiler moins bas qu’auparavant.
Le hayon est plus épais et arrondi, la poignée d’ouverture passe sous la plaque d’immatriculation. La calandre est plus proéminente. La longueur passe à 4,36m soit un allongement de 10 cm. Elle fait nettement moins utilitaire.
Modifications techniques
La gamme est modifiée. Elle s’articule autour de 4 motorisations
  • 1995 cm³ carbu de 103 ch en 2000 GTS et 2000 TSE. (moteur J6R)
  • 1995 cm³ injection 120 ch en TXEinjection et 2000-1injection. (moteur J7R)
  • 2165 cm³ injection cat 110 ch en TXEinjection et 2000-1injection. (moteur J7T)
  • 2068 cm³ 88 ch turbo diesel en TurboD, TurboDX et 2000-1. (moteur J8S)
 Moteurs
MoteurEssence 2000 GTS 2000 TSEEssence 2000 TXE 2000-1Essence 2000 QuadraDiesel Turbo DEssence 2200 TXE 2000-1
TypeLongitudinalLongitudinalLongitudinalLongitudinalLongitudinal
Cylindres4 cylindres4 cylindres4 cylindres4 cylindres4 cylindres
Soupapes8 soupapes 2 par cylindre
8 soupapes 2 par cylindre
8 soupapes 2 par cylindre
8 soupapes 2 par cylindre
8 soupapes 2 par cylindre
Culasse1 arbre à cames en tête1 arbre à cames en tête1 arbre à cames en tête1 arbre à cames en tête1 arbre à cames en tête
Cylindrée1 995 cm³1 995 cm³1 995 cm³2 068 cm³2 165 cm³
Alésage x course88 mm x 82 mm88 mm x 82 mm88 mm x 82 mm86 mm x 89 mm88 mm x 89 mm
Rapport volumétrique9.2 : 110,0 : 110,0 : 121,5 : 19.2 : 1
Puissance maxi74,4 kW (103 ch DIN) à 5 500 tr/min86,7 kW (120 ch DIN) à 5 500 tr/min86,7 kW (120 ch DIN) à 5 500 tr/min63,6 kW (88 ch DIN) à 4 250 tr/min79 kW (110 ch DIN) à 5 000 tr/min
Couple maxi16,5 mkg à 3 000 tr/min17,1 mkg à 3 000 tr/min17,1 mkg à 3 000 tr/min18,5 mkg à 2 000 tr/min17,7 mkg à 3 500 tr/min
CatalyseNonNonNonNonOui
Type de carburantRON 97RON 97RON 97DieselRON 95 (Super sans plomb)
kilomètre départ arrêté34,5 s33 s33 s35,1 sNC
Vitesse maxi170 km/h178 km/h175 km/h160 km/h175 km/h
Consommation ville10,7 l/100 km11,1 l/100 km11,7 l/100 km8,0 l/100 km11,7 l/100 km
Consommation route6,3 l/100 km6,8 l/100 km7,6 l/100 km5,1 l/100 km7,2 l/100 km
Consommation autoroute8,4 l/100 km8,7 l/100 km9,9 l/100 km7,2 l/100 km9,0 l/100 km

Le train avant hérité de la Fuego est remplacé par celui de la Renault 25.
La grande nouveauté c’est l’apparition d’une version à traction intégrale dénommé Quadra. Elle est disponible sur les TXE et 2000-1. C’est une traction intégrale avec un arbre de transmission ultra-léger en matériaux synthétiques pour éviter une surconsommation excessive. Le surpoids n’est que de 75 kg, les performances sont quasiment inchangées. Le gain en adhérence est appréciable.
Modifications intérieures
Intérieurement un ancrage supplémentaire permettant de reculer un peu plus les sièges du dernier rang est ajouté. Ceci est possible grâce au hayon plus profond et bombé. Chaque finition bénéficie d'une nouvelle sellerie.
Dernières évolutions du P2
La gamme restera inchangée jusqu’en 1991. Une série spéciale 2000-1 Connolly sera lancée en janvier 1990 avec intérieur entièrement en cuir anglais Connolly gris et peinture spécifique gris Pluton, elle possède également des surtapis.
Une suspension arrière pneumatique à correcteur d’assiette sera proposée en option sur les versions haut de gamme en avril 1990. La dernière P23 sortira des chaînes Matra en janvier 1991. La carrière du P36, son successeur, peut commencer.
La P23 aura été vendue à 191 674 exemplaires. Ses ventes seront passées de 2 703 en 1984 à 46 257 en 1990. Sa production sera passée de 23 par jour à plus de 210, en comptant l’usine Alpine de Dieppe en complément à partir de juin 1987. Les Espace construites à Romorantin ont une plaque ovale avec le numéro de série commençant par T ; celles montées à Dieppe commençant par K. Son règne en Europe et surtout en France fut sans partage, les vraie rivales n'apparaissant en France que vers 1989 : Chrysler Voyager, Ford Aerostar...
Les chiffres de production P23 [2](sortie des chaînes de montage) :
  • 1984 : 5 923 exemplaires (dont 2 703 vendues)
  • 1985 : 14 083 exemplaires
  • 1986 : 19 320 exemplaires
  • 1987 : 23 584 exemplaires
  • 1988 : 31 798 exemplaires
  • 1989 : 44 458 exemplaires
  • 1990 : 47 420 exemplaires
  • 1991 : 5 108 exemplaires
Versions spéciales de l’Espace Les versions américaines
  • En juin 1984 Renault a adapté un modèle aux normes américaines concernant les protections et les éclairages. Les optiques affleurantes du Renault Trafic sont remplacées par des optiques sealed beam encadrées d'une pièce chromée. Elle aurait fait bonne figure au milieu de la gamme américaine aux côtés des Alliance, Encore et Fuego, surtout face au trio Chrysler : Chrysler Town & Country, Plymouth Voyager, dodge Caravan.
  • Une Espace fut confiée à American Motors Corporation (AMC) pour américaniser le style du véhicule. AMC était la marque automobile rachetée par Renault dans les années 1970 pour diffuser ses voitures aux États-Unis. Ce projet a été annulé après l’abandon du projet d’exportations aux USA en janvier 1987 et la cession d'AMC à Chrysler.
Espace V6 biturbo : 1987-1988
Matra développe un prototype de P23 motorisé avec un V6 PRV, équipé de deux turbocompresseurs et un compresseur volumétriques, développant 300 ch. L'idée est de faire un Espace pouvant aller aussi vite que le R21 Turbo ayant battu un reccord sur un lac gelé en Scandinavie. le véhicule devait être prêt pour le salon de l'Automobile de 1988. Le compresseur volumétrique devaient se débrayer vers 3000-3500 tr/min et les deux turbo compresseurs prendre le relais. L'étude est faite en partenariat avec Bouhier Engineering. Le projet est arrêté au premier trimestre 1988 par Renault car cela ne correspondait pas à l'image de la "voiture à vivre", slogan Renault de l'époque. MATRA étudia à la hâte un autre véhicule, le projet P38, basé sur la mécanique et train roulant de la Renault 19 16S, qui devint la M25, qui ne fût pas prêt pour le Salon.
Les Espaces I de nos jours[modifier]
Les première Espaces vieillissent assez mal, la peinture souffre beaucoup du stationnement à l’extérieur ; la trappe de boîte à gants se déforme au soleil. Elles sont passées dans de nombreuses mains. Celle que l’on surnommait parfois "la camionnette" (c'est lié aux services rendus) est devenue une vieille voiture souvent bien fatiguée à l’intérieur après avoir servi de nombreuses années. Les kilométrages sont souvent très élevés (quelques exemplaires ont franchi les 600 000 km). Son immense succès et la multiplication de rivales l’a banalisée. Rare en bon état, elle n’attire que quelques rares collectionneurs. Ils n'étaient qu'une dizaine à fêter ses 25 ans en 2009.
Finitions (1984-1991)
Les Renault Espace sont codifiées selon leur finition :
  • E1 : finition de base
  • E2 : finition milieu de gamme
  • E3 : finition haut de gamme (à partir de juin 85)

Nous retrouvons pour les modèles:
Espace I phase 1 de 1984 à 1987 :
  • 2000 GTS (2.0 carbu) et 2000 GTX (2.2 injection cat) : E1
  • 2000 TSE (2.0 carbu) et 2000 TXE (2.2 injection cat) : E2
  • 2000-1 (2.0 carbu ET 2.2 injection cat) : E3 (à partir de juin 1985)
  • Turbo-D (2.1 diesel) : E1
  • Turbo-DX (2.1 diesel) : E2
  • 2000-1 (2.1 diesel) : E3 (à partir de juin 1985)

Espace I phase 2 de 1988 à 1991 :
  • 2000 GTS (2.0 carbu) et 2000 GTXinjection (2.0 injection et 2.2 injection cat) : E1
  • 2000 TSE (2.0 carbu) et 2000 TXEinjection (2.0 injection et 2.2 injection cat) : E2
  • 2000-1injection (2.0 injection et 2.2 injection cat) : E3
  • Turbo-D (2.1 diesel) : E1
  • Turbo-DX (2.1 diesel) : E2
  • 2000-1 (2.1 diesel) : E3
  • Quadra finition E1 : 2.2 injection cat (GTXInjection )(Allemagne-Autriche-Suisse)
  • Quadra finition E2 : 2.0 injection ou 2.2 injection cat (TXEInjection )
  • Quadra finition E3 : 2.0 injection ou 2.2 injection cat (2000-1Injection )
Espace II
Renault Espace II

Constructeur
Renault
Années de production1991 - 1997
Production320 000 exemplaires
ClasseMonospace
Usines d’assemblage
Romorantin-Lanthenay
Moteur et transmission
Moteur(s)Essence
2,2i 110 ch
2,8 V6 153 ch

Diesel
2,1 dT 88 ch
2,1 dTV 92 ch
Position du moteurAvant
TransmissionTraction
Intégrale
Boîte de vitessesManuelle 5 rapports
Automatique 4 rapports
Poids et performances
PoidsDe 1 330 à 1 450 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosseries5 portes, 7 places
ChâssisRenault Safrane
Dimensions
Longueur4 429 mm
Largeur1 795 mm
Hauteur1 693 mm

Chronologie des modèles
Renault Espace I

Renault Espace I
Renault Espace III Renault Espace III

modifier 

La deuxième génération, Espace II est commercialisée à partir de 1991. Son nom de code est P36 chez Matra, J63 chez Renault, et 316 518 exemplaires sont produits entre 1991 et 1997. Le cap des 500 000 exemplaires est franchi en juillet 1996 (incluant 190 000 Espace I ) .
Les formes ont été assouplies, sans tomber dans le bio-design qui submerge le marché. La voiture est plus dynamique, plus moderne. Les piliers supportant le pare-brise sont d'une extrême finesse et recouverts par les vitres latérales. Les rétroviseurs sont intégrés dans des excroissances de la carrosserie. Les panneaux de plastique de la carrosserie sont tous constitués de SMC (Sheet moulding Compound). Principe du SMC : les chutes de fibres de verre sont hachées et incorporées dans une pâte conditionnée en rouleaux. Ce matériau est déposé dans les moules où il est pressé à chaud.
La finition fait d'énorme progrès, l'ergonomie aussi, avec des sièges sur rails à l'arrière dans les finitions haut de gamme. Les adjonctions d'une motorisation V6 et d'une boite automatique assoient l'Espace dans son statut de véhicule haut de gamme.
Elle se retrouve face à un nouveau rival au début des années 1990 : le Pontiac Trans Sport, provenant du projet de General Motors. En 1994 débarquent les clones PSA-Fiat : Peugeot 806, Citroën Evasion, Fiat Ulysse et Lancia Zêta.
Le concept-car Espace F1 a été conçu en 1994, pour fêter les 10 ans de collaboration entre Renault et Matra.
Finitions (1991 - 1996)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Renault_Espace#L.27.C3.A8re_PSA_:_1979_-_198
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